Diffuser de la musique dans un magasin ou un commerce en France implique deux redevances (SACEM et SPRE) ou un service de musique d'ambiance pro. Ce que vous devez savoir, les options du marché, et comment choisir.

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Sonosfera was started by a salon operator who got caught out by PPL/PRS licensing letters and built the music platform they wished existed. The team behind this blog has spent years inside hair and beauty businesses, clinics, and hospitality venues — booking the bills, dealing with the licensing letters, and learning the hard way that most Spotify playlists don't work for a professional environment.
Par Sonosfera Team
Vous voulez mettre de la musique dans votre boutique, votre salon ou votre restaurant, et vous tombez sur deux questions qui reviennent sans cesse : est-ce que je dois payer la SACEM, et est-ce que mon abonnement Spotify suffit ? La réponse courte aux deux : oui, il y a presque toujours une redevance à payer, et non, un abonnement grand public ne couvre pas la diffusion publique. Pour le chemin produit, commencez par la musique pour retail, salons ou restaurants, puis vérifiez le périmètre SACEM/SPRE. Le reste de ce guide explique pourquoi, ce que cela coûte concrètement, et quelles options s'offrent à vous en 2026.
À qui s'adresse cet article : aux gérants de commerces de proximité en France — boutiques, salons de coiffure et d'esthétique, cafés, restaurants, cabinets — qui diffusent de la musique d'ambiance pour leur clientèle et veulent être en règle sans y passer leurs soirées.
Dès que de la musique est diffusée dans un lieu accueillant du public, le droit français considère qu'il y a représentation publique d'une œuvre. Cela déclenche deux types de droits, distincts et cumulables :
Autrement dit, payer l'un ne vous dispense pas de l'autre. C'est la confusion la plus fréquente : un gérant pense être en règle parce qu'il a réglé « la SACEM » et oublie que la part SPRE existe aussi. Le périmètre exact et le barème dépendent de votre type de lieu, de sa surface et de votre usage — la source de référence reste la SACEM.
C'est le piège le plus courant. Un abonnement Spotify, Deezer Premium ou Apple Music est, selon ses propres conditions d'utilisation, réservé à un usage personnel et privé. Diffuser ces plateformes dans un espace ouvert au public sort du cadre prévu par le contrat, indépendamment de la question SACEM/SPRE.
Concrètement, deux problèmes se cumulent :
Pour un usage en magasin, il faut donc soit déclarer sa diffusion et régler les redevances applicables, soit passer par un service de musique d'ambiance professionnel dont l'offre est conçue pour l'usage commercial.
Pour s'y retrouver, il est utile de distinguer trois approches. Chacune a une logique de prix et une couverture juridique différente — d'où l'importance de lire les petites lignes.
| Approche | Comment ça marche | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|
| Service « libre de droits » | Catalogue de musique souvent composée ou produite spécifiquement, présentée comme dispensant de la SACEM. | L'offre couvre-t-elle uniquement les droits d'auteur, ou aussi la part SPRE ? Demandez l'attestation. |
| Service de streaming pro | Catalogue mainstream (titres connus) sous licence commerciale, abonnement par établissement. | Le service gère-t-il vraiment la diffusion publique pour votre cas, ou faut-il déclarer en plus ? |
| Déclaration directe + sa propre musique | Vous diffusez votre source et réglez directement les redevances applicables. | Le suivi administratif vous incombe ; gardez vos justificatifs et déclarez correctement votre lieu. |
Le point clé : « libre de droits » ne veut pas toujours dire « plus rien à payer ». Plusieurs fournisseurs proposent une musique non soumise à la SACEM (parce qu'elle n'est pas déposée à leur répertoire) tout en précisant que la SPRE peut rester due. Lisez attentivement ce que couvre exactement l'attestation fournie.
Voici quelques fournisseurs identifiables sur le marché français, avec leur positionnement public et la manière dont leur tarif est présenté. Les tarifs évoluent : considérez ce tableau comme un point de départ et vérifiez le prix exact sur le site de chaque fournisseur avant de vous engager.
| Fournisseur | Visibilité du tarif | Positionnement produit / droits |
|---|---|---|
| WebRadioStore | Barème public selon la surface ; paiement annuel. | Se présente comme musique libre de droits, sans paiement SACEM pour son service ; mentionne une attestation en cas de contrôle. |
| myRADIO | Formules publiques avec facturation annuelle. | Annonce un usage sans SACEM/SPRE et la fourniture d'une attestation. |
| Music4Store | Formules publiques ponctuelles et mensuelles. | Propose des canaux sans droits et une diffusion en magasin via lecteur dédié. |
| SONATEM / Sansacem | Tarif public pour clé USB / hors-ligne. | Positionne son catalogue comme utilisable sans SACEM/SPRE, avec attestation. |
| Melodiza | Formules publiques mensuelles et annuelles. | Ambiance générée par IA présentée comme sans SACEM et attestée, tout en indiquant que la SPRE reste due. |
Deux remarques honnêtes sur ce tableau. D'abord, les mentions « sans SACEM » ou « sans SPRE » sont des positionnements affichés par les fournisseurs : prenez l'attestation et vérifiez ce qu'elle couvre réellement pour votre lieu. Ensuite, des acteurs internationaux comme Soundtrack ou Mood Media sont également présents en France ; leur prise en charge des droits dépend de l'offre et du pays, et mérite d'être vérifiée directement sur leur page France avant toute comparaison juridique.
Sonosfera est un service de musique d'ambiance pensé pour les commerces : un catalogue propre, conçu pour tourner toute la journée en arrière-plan sans lasser le personnel ni la clientèle, avec une tarification par établissement. C'est une bonne option si vous voulez une ambiance soignée et cohérente sans gérer de playlists vous-même.
Soyons clairs sur le périmètre, parce que c'est exactement là que les malentendus naissent : une attestation liée au catalogue Sonosfera porte sur ce catalogue. Elle ne couvre pas Spotify, YouTube, la radio, un DJ, de la musique live, des fichiers importés ou des playlists tierces. Si votre besoin, c'est de diffuser les tubes du moment dans votre vitrine, ce n'est pas le bon outil — un service mainstream sous licence sera plus adapté. Si votre besoin, c'est un fond sonore agréable et tranquille côté administratif, ça vaut le coup de comparer.
Quelques repères pour décider sans se tromper :
Sur le volume sonore, restez dans le registre du fond sonore : un niveau confortable est celui où deux personnes peuvent se parler normalement sans hausser la voix. La musique doit accompagner l'expérience, pas la couvrir.
Oui. Diffuser une radio dans un lieu ouvert au public constitue une diffusion publique : les droits d'auteur (SACEM) et la rémunération équitable (SPRE) restent en principe dus, même si la station a, de son côté, payé ses propres droits pour l'émission. Le périmètre et le barème dépendent de votre lieu — confirmez auprès de la SACEM.
Pas nécessairement. « Libre de droits » désigne le plus souvent une musique non déposée au répertoire de la SACEM, donc sans droits d'auteur à reverser pour ces titres. Mais la part SPRE (droits voisins) peut rester due selon l'offre et votre usage. Lisez précisément ce que couvre l'attestation du fournisseur.
Il n'existe pas de prix unique : le montant dépend du type d'établissement, de sa surface et de votre usage, et les barèmes sont révisés périodiquement. Plutôt que de vous fier à un chiffre vu en ligne, vérifiez le tarif applicable à votre lieu directement auprès de la SACEM.
La SACEM perçoit les droits d'auteur — pour les créateurs de la musique (auteurs, compositeurs, éditeurs). La SPRE perçoit la rémunération équitable au titre des droits voisins — pour les artistes-interprètes et les producteurs du disque. Ce sont deux droits distincts : régler l'un ne vous dispense pas de l'autre.
Pour une approche simple autour du catalogue Sonosfera en France, consultez les prix par pays, puis comparez les alternatives sur la page de comparaison France et le guide des meilleurs services de musique d'ambiance.